Mon Œil Droit Est un Superordinateur

Download <Mon Œil Droit Est un Superordi...> grátis!

BAIXAR

Chapitre 5

Même si chaque bénéfice ne dépassait que 100 à 500 dollars, la vitesse de trading était affolante !

Le téléphone d’Elbert avait presque bugué.

En quelques minutes à peine.

Son compte avait passé au moins plusieurs dizaines de milliers d’ordres, et le solde avait atteint la somme vertigineuse de 7,5 millions de dollars !

Et ça continuait de grimper.

Difficile d’imaginer qu’une personne ordinaire puisse gagner autant en une vie entière.

Dans le centre commercial, Elbert et Lori marchaient en tête, suivis d’un groupe d’hommes grands et massifs, vêtus de noir.

Ils attiraient d’innombrables regards.

— Regardez, c’est qui, ce gros bonnet, avec autant de gardes du corps !

— La fille devant est trop belle !

— Belle ? Le garçon est encore plus canon !

— Ce sont forcément des célébrités ; même un jeune riche n’aurait pas une telle gueule !

— Lequel est la célébrité ? Je les reconnais pas.

— C’est sûrement le garçon. Regardez ses traits, on dirait qu’il sort d’un manga. La fille, c’est sans doute sa copine… celle qui lui court après !

C’est toi qui lui cours après !

Lori, qui avait tout entendu, tira une mine renfrognée.

— Elbert, cette boutique… On entre et on choisit !

Le groupe s’arrêta devant la vitrine d’Amani, une marque au sommet du luxe. Lori lança, impatiente :

— Alors ?

— Non. Trop moche, répondit Elbert en pinçant légèrement les lèvres.

— Et celle-là, LV !

— Non. Trop banal.

Lori sentit la colère lui monter ; elle inspira profondément pour se contenir.

— Et Hermès, alors ?

— Non.

— Elbert, tu le fais exprès ? Tu me cherches ?

— Tu peux arrêter de faire comme si tu avais déjà franchi le pas ? J’ai accepté de t’épouser, moi ?

— Toi… tu me rends folle !

— Les vêtements, je les choisirai moi-même !

Elbert partit d’un pas décidé, droit vers l’escalier !

Troisième étage, zone ordinaire, devant une boutique.

Le visage de Lori s’assombrit. GOG ?

Une marque dont le prix moyen tournait autour de 500 dollars ?

Elle n’avait jamais rien porté de chez eux !

— Elbert, c’est ça ton choix ? Avec ça, on va se moquer de toi, et mon père va me le reprocher !

Elbert ne répondit pas à Lori.

Au lieu de ça, il adressa un sourire à un jeune vendeur, un peu décontenancé.

— Elbert… c’est toi !

Le jeune homme venait enfin de le reconnaître. Il s’avança et prit Elbert dans ses bras.

— Trois ans ! T’étais passé où, mon pote ?

Elbert lui tapota le dos en souriant.

— J’ai eu quelques ennuis. Ce n’était pas pratique de me montrer.

Les « quelques ennuis » dont parlait Elbert, c’était cet œil poignardé !

À l’université, Elbert avait du talent ; il excellait, se démarquait de tous !

Il aurait dû avoir un avenir radieux !

Mais les séquelles de sa blessure avaient tout gâché. Les migraines le prenaient souvent, et il arrivait à peine à terminer le moindre travail !

Fier de nature, Elbert ne voulait pas que ses camarades le voient ainsi.

Il avait choisi de disparaître, de tout porter seul !

Et le jeune homme devant lui était son camarade d’université, son bon pote : Ajia.

— Ajia, je suis de retour. Je suis venu exprès faire tourner ton chiffre aujourd’hui ! dit Elbert avec un sourire.

— Génial ! Espèce de sale gosse, t’es enfin revenu ! Ajia ne parvenait pas à cacher son excitation. Mais ma perf, je m’en fiche : c’est pour Kimberly !

Elbert resta un instant interdit. Trois ans avaient passé, et Ajia n’avait pas changé d’un poil !

Comme lui, Ajia avait été un major à l’université de Haicheng.

Et pourtant, il bossait ici comme vendeur… à cause d’une femme : Kimberly !

— Alors, tu l’as conquise, ou pas ? Elbert lui lança un sourire malicieux.

— Bientôt, bientôt…

Ajia se gratta la tête, gêné, puis se tourna et lança :

— Kimberly, regarde qui est là !

— Qui ça ? Ajia, tu m’agaces ! Tu peux pas gérer tout seul ?

À peine eut-elle terminé de parler qu’une beauté en jupe courte sortit de la boutique.

De grands cheveux violets ondulés, une silhouette voluptueuse.

Mais à la première seconde où elle aperçut Elbert, une lueur de mépris passa dans ses yeux !

Puis, en voyant l’extraordinaire Lori Brown et le groupe de gardes du corps vêtus de noir derrière Elbert, elle resta stupéfaite.

— Elbert… Ça fait longtemps. Alors, tu as fait fortune ?

L’attitude de Kimberly changea instantanément ; sa voix devint mielleuse tandis qu’elle s’approchait en se déhanchant, provocante.

Elbert fronça les sourcils.

À en juger par son air, cette femme n’avait pas changé d’un iota !

À l’université, elle traînait avec des voyous, faisait le mur toute la nuit, et avait fini renvoyée !

Plus tard, elle s’était lancée dans les affaires et avait décroché la gérance de cette boutique de vêtements.

Le pigeon, c’était Ajia : il était fou de cette femme et travaillait ici pour elle de son plein gré !

— Elbert, c’est ta copine ? Elle est vraiment très belle ! Une fille riche, hein ?

Kimberly le caressait dans le sens du poil.

— Ce n’est que ma chauffeuse, répondit Lori d’un ton glacial.

— Ah… juste une chauffeuse ? Tss…

L’expression de Kimberly se transforma aussitôt, puis elle se redressa, hautaine, et se détourna.

— Ajia, c’est toi qui t’en occupes. Trouve-lui quelques fringues, et fais en sorte que ça ne dépasse pas trois cents dollars. J’ai peur qu’Elbert n’ait pas les moyens de plus !

Le snobisme de Kimberly était bien trop évident !

Même Lori fronça les sourcils, un brin écœurée.

— Héhé, Elbert… Désolé. Kimberly n’est pas de très bonne humeur ces derniers temps !

Ajia était un peu gêné ; il s’empressa de faire entrer Elbert.

— Tu veux essayer quoi aujourd’hui ? Je te les apporte. Tout est en promo, haha !

Soupir…

Elbert soupira, secoua légèrement la tête et dit à Ajia :

— Comme d’habitude. Mes trois pièces préférées.

— D’accord ! Je connais mieux que personne tes goûts. Attends-moi !

Ajia cria joyeusement et partit chercher les vêtements.

Comme d’habitude ?

Ses trois pièces préférées ?

Lori ne put s’empêcher d’être curieuse ; elle attendit en silence, impatiente de voir les goûts d’Elbert.

Dix minutes plus tard, Elbert sortit lentement de la cabine d’essayage.

Il portait une chemise blanche cintrée, sans aucune couleur superflue, les manches retroussées jusqu’aux coudes.

En bas, un jean long bleu clair.

Aux pieds, des baskets en toile classiques.

Avec le visage éblouissant d’Elbert, on aurait dit une brise de printemps tombée du ciel !

Simple, discret, et pourtant impossible à ignorer !

Qu’est-ce qu’il était beau !

Plusieurs vendeuses en restèrent instantanément fascinées !

— Comment un homme peut-il être aussi beau !

— On dirait qu’il est sorti d’un manga !

Même Lori retint son souffle une seconde.

C’était vrai.

Vraiment beau, vraiment charmant.

Même la snobinarde de Kimberly sentit son cœur battre un peu plus vite. Elbert était bel et bien séduisant, seulement… un peu trop fauché !

Sinon, rien qu’avec ce visage, elle serait prête à lui courir après pendant une semaine !

— Magnifique !

Alvin applaudit, conquis.

— Elbert, c’est ça ! C’est toi ! La star du département de gestion à l’université de Wavehaven City !

Elbert se regarda dans le miroir et esquissa un léger sourire.

— Chemise : 368 dollars ; pantalon : 400 ; chaussures : 330. Va payer à la caisse.

La voix impatiente de Kimberly claqua sur le côté.

Lori revint à la réalité et fronça les sourcils.

Même si elle n’achetait que du luxe, elle savait que ces vêtements avaient tout de la marchandise de marché : ça ne valait clairement pas ce prix !

— Hé, Elbert, c’est un ancien camarade de classe. Tu peux pas lui faire une remise ? dit Alvin avec un sourire.

— D’accord. Déduis ça de ta commission.

— Pas besoin.

Elbert ajusta nonchalamment sa manche et dit calmement :

— Mes achats comptent bien dans la commission d’Alvin, non ? Trois articles… Emballe-moi deux cents ensembles de chaque.

Capítulo Anterior
Próximo Capítulo