Cinq ans de mariage. Elara trouva, dans le bureau de son mari Damian, un rapport de compatibilité cardiaque. Ce n’est qu’alors qu’elle comprit que Damian Montgomery — le plus jeune parrain de la mafia italienne de toute l’Histoire — l’avait aimée et chérie toutes ces années dans un seul but : transplanter son cœur à la femme qu’il aimait vraiment, Vivian.
Damian lui saisit la mâchoire avec froideur. « L’état de Vivian s’est aggravé. L’opération est prévue dans un mois. Ne t’inquiète pas — je te trouverai la meilleure concession, et je veillerai à ce que ta famille ne manque de rien. Tu dois comprendre : sans ton cœur, tu n’aurais jamais pu devenir ma femme, jamais pu devenir Madame Montgomery. Tu as profité pendant des années d’une vie fastueuse. Maintenant, il est temps de rendre ce que tu as reçu. »
Même le fils qu’elle avait élevé de ses propres mains lui hurla : « Pourquoi tu veux pas juste mourir ? Si tu meurs, ton cœur pourra aller à Vivian ! Je veux que Vivian soit ma maman ! »
Elara s’effondra. Mais elle n’était pas entièrement brisée.
Elle glissa la convention de divorce dans une pile de contrats qui attendaient la signature de Damian. Il ne lut pas attentivement. Il signa. À présent, elle était libre.
Elara accepta l’offre — experte évaluatrice en joaillerie, un salaire annuel à sept chiffres. Elle se donna un mois pour dire adieu aux cinq années qu’on lui avait volées. Elle se retira de la vie de Damian et de celle de Caleb, peu à peu, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien d’elle.
Jusqu’à cette nuit-là, où Damian regarda, impuissant, une balle lui déchirer l’épaule, avant qu’elle ne bascule dans les eaux glacées de l’Atlantique.
« Non ! Elara ! Tu n’as pas le droit de mourir ! »
À cet instant, Damian comprit enfin — quelque part au fil de ces cinq années, il était déjà tombé amoureux d’Elara. Et une certitude à laquelle il avait toujours cru se renversa le jour où Elara s’en alla.
Il avait eu tort. Terriblement tort. Tort depuis le tout début. Ce parrain de la mafia, fier, noble et impitoyable, fut dévoré par le remords, et jura de consacrer le reste de sa vie à expier — à reconquérir Elara, qui avait perdu en lui jusqu’à la dernière parcelle de foi.
« Elara, je t’en supplie. Reviens. Reviens vers moi et vers Caleb. »
« Maman, pardon. S’il te plaît, ne m’abandonne pas. »
Quand Elara — désormais une figure internationale, admirée et adorée par d’innombrables personnes — se retrouve de nouveau face à l’homme qu’elle a aimé de tout son cœur, et au fils qui souhaitait sa mort, quel choix fera-t-elle ?